"Bon, Rémo, tu vas te laisser glisser sur cette langue de neige et t'arrêter sur l'herbe fauve en-dessous."
Eh bien, sachez que l'herbe fauve, ça glisse plus que la neige ! Et donc glissade, et là c'est le drame : mon bâton aval se coince sous mon ski, plie, et casse... Ça va être moins sympa les montées à venir...
Surtout qu'après une ascension à bon rythme au sommet de la Tournette, j'ai basculé en sud - une moquette à damner un saint (Maclou ?), et, convaincu que le chemin d'été est au fond du vallon (ne pas se fier à ses souvenirs), j'ai descendu autant que j'ai pu. Je suis au milieu de bandes de neige et d'herbe (fauve), les bouquetins m'observent d'un air narquois...
Je tente plusieurs bricolages, une espèce d'attelle confectionnée avec les deux morceaux de bâton et une sangle s'avérera fonctionner - faut pas appuyer trop fort non plus, hein !
Au col des Vorets, comme subodoré à la montée, c'est de la poudre immaculée qui m'accueille. Tans pis si je n'ai un bâton et demi, go ! Le pied de nouveau, Saint-Maclou en est jaloux !
Il ne reste plus qu'à remonter au Bouton, puis négocier au mieux la partie trafollée (presque on trouve des zones intactes) et le boarder cross. Retour à la voiture en quelques minutes de portage, un sourire béat sur le visage !